Campaign Cartographer 3 : les concepts de base

Ce document va vous expliquer les principaux concepts qui sont utilisés dans Campaign Cartographer 3.

Une fois qu’on les a compris, ce logiciel obscur devient soudainement beaucoup plus simple à utiliser.

Je vous rassure tout de suite, il n’y en a que 3 :

– les objets (ou entity)
– les feuilles (ou sheet)
– les strates (ou layer)

1- les objets

Les objets (entity) sont tous les éléments qui vont vous servir à dessiner une carte :

les lignes et les chemins : ce sont des tracés simples (une ligne droite) ou complexes (un arc de cercle, un chemin sinueux ou une ligne brisée)
Avec les lignes ou les chemins, vous pourrez tracer des rivières ou des frontières.
Ligne = line
Chemin = path

(Je traduis puisque le logiciel est en anglais)

les polygones : ce sont des formes à plusieurs côtés. Le contour peut être sinueux ou fractal (lignes brisées)
Avec les polygones, vous formerez les continents, les îles, les lacs.

les symboles : ce sont des images insérées dans la carte
Les symboles vous permettront de donner du sens à votre carte : relief, végétation, lieux, etc …

du texte : ben c’est du texte 😀
Le texte vous permettra d’insérer des légendes et de nommer les différents lieux.

Pour créer les objets, vous avez de nombreux outils à votre disposition, mais nous verrons cela … un peu plus tard.

2- les feuilles (ou sheets)

Des objets, c’est bien mais encore faut-il les poser quelque part … Pour cela, nous disposons d’un concept très simple : les feuilles (ou sheet dans le logiciel tout en anglais, je vous le rappelle).
Pour ceux qui connaissent, les feuilles sont l’équivalent des calques (ou layer) dans Photoshop ou Gimp.

Pour les autres, c’est très simple : une feuille, c’est une surface sur laquelle on peut poser ou dessiner des formes. Une feuille quoi !
Mais ces feuilles ont une particularité : elles sont transparentes, d’où le nom de calque et on peut les superposer. Le gros avantage, c’est que l’on va pouvoir afficher certains objets par dessus d’autres, mais sans abimer les objets du dessous.

Par exemple, sur l’image ci-dessous, les textes sont sur une feuille et les montagnes sont sur une autre feuille, située en dessous de celle sur laquelle sont les textes. Automatiquement, les textes viennent masquer partiellement les montagnes.

Vous l’aurez donc compris, les feuilles sont empilées dans un certain ordre. Et pour s’y retrouver, on donne un nom à chaque feuille.
Voici les feuilles de la carte prise en exemple dans ce document :

Donc, nous avons des objets posés sur des feuilles. Mais attention, les objets n’ont pas le don d’ubiquïté : un objet ne peut se trouver que sur une seule feuille à la fois. En revanche, si on s’est trompé, on peut toujours le déplacer d’une feuille à l’autre, mais ça aussi, on verra plus tard comment s’y prendre.

Mais au fait, à quoi ça sert les feuilles ? Et bien c’est la grande force de CC3 : sur chaque feuille, vous pouvez appliquer des effets, qui vont transformer tous les objets se trouvant sur la feuille.
Par exemple, vous pouvez ajouter un effet de transparence, qui rendra les objets plus ou moins transparents, ainsi qu’un effet de flou.

3- les strates (ou layers)

Strate est la traduction un peu approximative de layer. Et oui, parce qu’il y a aussi des layers dans CC3, mais (toujours pour ceux qui cause le Photoshop couramment), ce ne sont justement pas des calques, puisque nous venons de voir que ce sont les feuilles qui jouent ce rôle.
Ca va, vous suivez toujours ? Non ? Bon, c’est pas grave.

Donc, les strates sont des boîtes dans lesquelles vous allez ranger vos objets, pour vous y retrouver plus facilement.
Il faut dire que dans la moindre petite carte, vous allez vous retrouver rapidement avec des dizaines et des dizaines d’objets (dans la carte qui me sert d’exemple, il y a 4681 objets). Donc si vous n’êtes pas un minimum organisé, ça va vite être la pagaille chez vous -_-

Vous êtes complètement libre avec vos boîtes. Vous en créez autant que vous voulez, et vous les baptisez comme ça vous chante. Mais attention, un objet ne peut être que dans une seule boîte à la fois.

Voilà ce que ça donne :

C’est bien tout ça, mais à quoi ça sert puisqu’on a déjà les calques pour organiser les objets ???

Les layers vont vous aider dans toute la phase de construction de votre carte, car on peut faire deux choses :

– on peut masquer un layer (hide)
Je n’ai pas besoin de voir les symboles pour l’instant. Je masque le layer Symboles et hop, il disparait.

– on peut geler un layer (freeze)
Je voudrais bien sélectionner un texte pour le modifier, mais je sélectionne en même temps les symboles qui se trouvent en dessous (et ça m’agace furieusement ^_^). Je gèle le layer Symboles et hop, il ne disparait pas mais je ne peux plus sélectionner les objets qui sont dedans.

Dans l’exemple ci-dessous, le layer Relief/Contours est masqué (H pour hidden), et le layer Standard est gelé (F pour freeze)

Résumons

Les cartes sont constituées d’objets (entities), qui vont vous permettre de représenter les différents éléments d’une carte (topographie, relief, végétation, lieu, frontière …)

Les feuilles (sheet) vont vous permettre :

– de structurer la carte, en organisant les différents objets les uns par rapport aux autres.
Généralement, vous aller empiler une feuille pour le fond de la carte, puis une pour la mer, puis une pour les continents, puis une pour les rivières, une pour les montagnes, etc … De la géologie somme toute !
– de gérer les effets qui vont embellir votre carte.

Les strates (layer) vont vous permettre de ranger vos objets afin de les manipuler plus facilement.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui 🙂

6 commentaires pour “Campaign Cartographer 3 : les concepts de base”

  1. nounours dit :

    Putain, mec !!!

    Je viens de me mettre sur ce logiciel: alors, clair, je suis certain qu’on peux faire des choses inimaginables, mais pour le moment, je patauge completement. Ceci etant, avec ton tuto, qui avouons le, est extremement bien foutu, je vaiss peut etre reussir a m’en sortir…
    Un PUTAIN d’enorme merci pour ton boulot qui va me tirer le cul des ronces !
    T’es un as, encore merci !!!

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