20 octobre 2010


Ma bibliothèque

Au gré d’une petite crise de réflexionite aigüe (et d’un gros coup de pompe aussi), j’en viens à écrire cet article que j’ai en stock dans ma petite tête depuis un bon moment.

Le sujet : mes bouquins liés de près ou de loin aux arts graphiques.

Mon propos n’est pas de vous en dresser une liste triée par ordre alphabétique, ça n’a aucun intérêt. Mais plutôt d’évoquer l’utilisation que je peux en faire, ou pas, et comment ça influence mon cheminement.

Tout d’abord, le nombre … j’en ai compté environ 200, et encore, je pense qu’il en reste quelques-uns planqués à gauche et à droite. Et je ne compte pas ceux empruntés en bibliothèque.
Bien entendu, il n’ont pas tous été achetés la semaine dernière, ça s’étale depuis plus de 6 ans maintenant. M’enfin, ça fait quand même une moyenne de 2,7 livres par mois °_°

Pourquoi autant ?

Pour deux raisons principales : l’opportunité et la curiosité
L’opportunité quand je tombe sur un livre qui me plait, si le prix est raisonnable, je l’achète.
La curiosité lorsque je suis préoccupée par un sujet précis et que je cherche des réponses à mes questions dans les bouquins.
Alors forcément, comme je suis curieuse et assoiffée d’apprentissage … Je crois bien que la seule limite sera la taille de mon appartement parce qu’il faut bien les ranger quelque part tous ces bouquins ^_^

Mais des livres sur quoi ???

Il y a deux grandes catégories qui se dégagent : les manuels et les livres d’images.
Les manuels sont destinés à l’apprentissage. Comment faire pour ? Comment apprendre à ? Les sujets peuvent être aussi larges que précis (du dessin en général aux lacs et rivières à l’aquarelle). Ca, c’est le côté autodidacte-qui-s’en-sort-pas-toute-seule.
Les livres d’images, c’est pour le plaisir de voir des dessins, des peintures qui me plaisent, qui m’inspirent. Il y a aussi un petit côté pédagogique car j’ai pu les utiliser pour faire quelques copies. Ca va du carnet de voyage au catalogue d’exposition en passant par les artbook d’artistes contemporains (dédicacés pour certains, waouh).

Les livres d’images, ok, c’est de la curiosité intarissable, mais les manuels, ça devrait s’arrêter au bout de 6 ans ?

Et ben non. J’en ai encore acheté 4 ou 5 depuis la rentrée.
Je ne me l’explique pas complètement, mais je suis toujours insatisfaite par mon « niveau » ou mes capacités si vous préférez. Trop de lacunes par rapport à ce que je veux faire. Alors je continue à chercher des pistes pour apprendre et progresser. Et puis plus j’avance, plus je cerne ce que je veux faire et donc je me rends compte de ce qui me manque.

Mais là où le bât blesse, c’est que la plupart du temps, je ne sais pas comment utiliser ces livres … le comble !

A part un ou deux que j’ai suivi à la lettre de A jusqu’à Z (et qui m’ont beaucoup fait progressé au début), je n’arrive pas à m’astreindre au programme proposé par l’auteur. Ca me barbe assez vite de faire de la copie pure sur des sujets pas forcément motivants. Mais en même temps, je n’arrive pas à transposer les conseils distillés sur un travail plus personnel. Donc ça fait flop. Et ça me désole, terrible impression de gâchis, de ressources inexploitées.

Parfois j’en prend un ou deux que je feuillette, pour me redonner du cœur à l’ouvrage. Mais souvent, je n’y vois que mes lacunes et ça fait re-flop.

Je reste avec le douloureux sentiment de posséder un trésor (comment ça j’exagère ??) et de ne pas y avoir accès.

…. soupir ….

Mine de rien, c’est toute la difficulté de l’apprentissage par soi-même que je soulève là. C’est très différent d’une personne à l’autre. Certains rejetteront fièrement les bouquins (je ne jette la pierre à personne ;-)), d’autres s’y vautreront avec délectation, et d’autres encore viendront y piocher juste ce dont ils ont besoin.

Bon, en même temps, je ne vois pas le monde que à travers à des bouquins. Il y a les expos, les sites wouebes, les stages, les cours, les discussions avec des personnes bien choisies … autant de façon de découvrir, d’apprendre et d’avancer.

Mais revenons à nos moutons. Finalement, j’en suis arrivée à me dire que savoir utiliser un livre, pour moi, c’est comme dessiner ou peindre une scène que j’ai sous les yeux. A moi de prendre le temps de réfléchir à ce que je veux en faire, avant de me précipiter dans l’action. Considérer le livre comme une clef servant à ouvrir une de mes petites portes intérieures afin d’en laisser échapper ce qui s’y cache.

Sur ce, je vous laisse quand même admirer ma bibliothèque (après avoir cliqué évidemment)

ma bibliothèque

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