5 décembre 2008


des claques oui !


Fort de mes toutes nouvelles découvertes sur l’anatomie du torse et le dessin en volume, j’ai tenté, juste pour voir, de reprendre ce dessin du mois dernier qui m’avait ouvert les yeux sur mon incompétence.
Evidemment, je n’ai traité que ce que j’ai étudié pour le moment, à savoir le torse. Ca manque de fantaisie, de détail et tout et tout, mais ça commence à prendre de la consistance malgré tout. C’est un peu réconfortant sur le fait qu’il n’y a pas de miracle, mais surtout beaucoup, beaucoup de travail, et qu’on peut y arriver.

Malgré ces études « en chambre », je persiste dans le dessin d’observation, parce que dans ce domaine aussi, la marge de progression est énooooorme.

Donc, nouvelle séance de dessin de statues au Louvre. Du marbre cette fois, mais toujours aussi mal éclairé. Quel gâchis ! De si belles oeuvres si mal mises en valeur. Bref, passons.

Plutus, dieu des richesses

Essayant de faire d’une pierre une bonne dizaine de coups, j’avais comme ambition, en choisissant cette statue de :
– réussir la mise en page
– soigner l’étape « construction »
– mettre en application ma connaissance anatomique du torse
– sculpter mon dessin
– renouer avec la sanguine
– euh … je crois que c’est tout 🙂

Alors, reprenons :

– réussir la mise en page : ça peut aller, le parti pris étant la diagonale constituée par la jambe gauche et le torse. Sauf que j’ai lamentablement merdé dans les proportions : le sujet était censé être vu en entier (pieds compris) :-/ J’ai vraiment des difficultés à mesurer et reporter des proportions correctes. Je ne sais tout simplement pas comment m’y prendre. Il me semble que l’utilisation d’une unité relative unique (exemple : la tête) me permettrait de m’en sortir. Il faudra que j’essaye.

– soigner l’étape « construction » : j’y ai mis toute mon ardeur, ça m’a pris une grosse demi-heure, mais j’ai commis quand même de belles erreurs, signalées par Mauro. Peut mieux faire, d’autant que je suis restée crispée sur les contours au lieu de figurer les volumes …. grrrrr ça mérite des claques ça !

– mettre en application ma connaissance anatomique du torse : je dois reconnaître qu’on dessine avec plus d’aisance ce que l’on comprend. C’est pourquoi seul cette partie du corps est détaillée, et encore pas tout !

– sculpter mon dessin en volume : autant dans le dessin inventé, j’utilise la représentation volumétrique facilement, autant avec un modèle, curieusement, je n’y arrive pas. Je bascule immédiatement dans le mode « contour », qui confère une certaine platitude au dessin. J’ai néanmoins rattrapé le coup avec l’ombrage, mais mais mais, ça reste moyen, enfin je trouve. Il faut que j’arrive à voir les ombres comme des plans inclinés dans les trois dimensions.

– renouer avec la sanguine : ça fait plaisir de retrouver une vieille amie.


Pour le second dessin, il me restait moins d’une heure. J’ai donc choisi un détail et je suis partie la fleur au fusil. A peine quelques contours et je me suis lancée dans l’ombrage très vite.
Résultat : des proportions totalement erronnées, un volume mal rendu (d’autant que l’anatomie de la main est encore un mystère à ce jour). J’ai un peu gâché du papier là.
Je le referai cette main, elle est particulièrement belle.

Il s’est produit la même chose que la séance précédente : j’ai tout donné dans le premier dessin, j’étais épuisée (même si très très concentrée). Comme les athlètes, il va falloir que je gère mes efforts et mon temps 😉

En résumé : j’en ai bavé (d’autant que dessiner debout en soutenant un carton à dessin 1/2 raisin en guise de support …), mais j’en redemande. Je pense qu’à l’avenir, je devrais peut-être choisir des dessins moins ambitieux (juste un détail), mais en faire plusieurs dans une séance, en commençant par des choses simples pour m’échauffer.

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