13 novembre 2008


atelier de dessin

Et bien voilà, première expérience d’un atelier de dessin, avec Mauro Bordin. Le principe est expliqué ici : http://cours-dessin-louvre.blogspot.com/

Que de choses à raconter …

Le Louvre est définitivement un lieu magique. Je suis arrivée un peu en avance, j’ai pu me fondre dans les lieux, la lumière, les bruits tout en déambulant entre les oeuvres (en l’occurrence des bronzes français du 17è), les yeux et l’esprit grand ouverts. Une très bonne mise en condition.

Le « prof » : ce n’est pas un cours, mais un atelier, donc pas de prof. Mauro est très sympathique, accueillant, calme, il guide, un conseil à la fois. Pas de critique ni de jugement, il voit les erreurs et propose des solutions. Exactement ce qu’il me faut.

Les autres : nous avons peu discuté mais ce sont apparemment des gens comme moi, pour lesquels le dessin n’est pas l’activité principale, mais qui ont envie d’apprendre et de pratiquer. Je regrette de ne pas avoir vu leurs travaux.

Le travail : il s’agit bien de dessin d’observation. L’objectif est de choisir soi-même un sujet, un cadrage et de dessiner le plus fidèlement possible, avec le medium et le degré de finition de son choix. Bref, on est totalement libre et ça aussi ça me convient.
On peut traiter plusieurs sujets si on a le temps et l’envie.

Voilà donc ce que ça donne :

J’ai trouvé très vite mon sujet : une superbe sculpture de François Dumont représentant Prométhée en train de se faire grignoter par un aigle. La composition, l’expression et l’aspect extérieur (la patine) sont de toute beauté, un régal pour les yeux.
Mais par où commencer ? quel cadrage ? Première erreur : j’ai laissé beaucoup de vide sur la droite. Première solution : combler avec une reprise détaillé. Ainsi, le « dessin » occupe le support. Je retiens la leçon. Je sais que je n’ai pas conscience des limites du support mais je sais aussi qu’en multipliant ce type d’exercices, je vais apprendre.
Ensuite, j’ai mixé plusieurs « techniques » pour construire le dessin : axes structurants, formes globales, contour en ne regardant (presque) que la statue et pas le dessin, travail sur les formes négatives.
Au final, il y a des erreurs de proportions, car je n’ai pas passé assez de temps sur la toute première étape. J’ai eu peur de manquer de temps, n’ayant aucun repère et surtout pas l’habitude de travailler dans un temps imparti. J’y veillerais la prochaine fois.
Une fois les contours posés, j’étais épuisée, je ne me sentais pas le courage de poser les ombres car je sais que c’est long, surtout au graphite.
J’ai alors entrepris le visage détaillé pour boucler ma « composition ». Là j’étais plus dans mes habitudes, dessin plus grand, travail des ombres et de la lumière. La barbe m’a posé pas mal de problèmes pour la simplifier, mais je suis quand même contente du résultat, je ne pensais pas produire ça.

Au bout d’une heure (finalement, j’ai travaillé rapidement !), j’étais exténuée : dessiner debout, en appui sur le bras gauche dans une semi-obscurité avec des halogènes dans les yeux, on peut rêver mieux. Mais peu importe, j’ai entrepris un second dessin.

Trop fatiguée pour dépasser le stade du visage, je me suis néanmoins appliquée, en essayant de voir en deux dimensions. Pas évident encore.

J’ai réalisé après coup que je dessinais à l’échelle 1:1, d’où ces dessins très petits par rapport à ce que j’ai l’habitude de faire.

En revanche, j’ai bien réussi à sortir du mode verbal car à plusieurs reprises, des gens m’ont parlé et j’ai fait un gros effort pour comprendre ce qu’il me disait. Très curieuse sensation.

Voilà, je suis conquise. Tout me plait. La prochaine fois, je choisirais un medium qui me convient plus : sanguine ou pierre noire sur papier teinté avec rehaut de blanc, et sur un format plus grand (30*40) pour pouvoir dessiner à une échelle supérieure et gagner en précision et en liberté dans mes gestes, notamment pour des personnages en pied.

Vivement mercredi prochain !

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