23 mai 2012


Une aquarelle est née

Pour faire suite à mes petites découvertes des semaines passées, me voilà bien décidée à faire une aquarelle axée sur les textures et leur suggestion.

AidĂ©e des prĂ©cieux conseils de l’aquarelliste Richard Taylor, j’ai choisi, une fois de plus, un sujet d’architecture, aux formes et aux couleurs attrayantes, ça a donnĂ© ceci :

porche chateau morlanne

J’avoue ĂŞtre assez satisfaite du rendu final, ayant rĂ©ussi Ă  conserver une certaine luminositĂ© sans pour autant tomber dans la fadeur et la platitude.

De mĂŞme, l’Ă©quilibre entre suggestion et figuration me semble correct, compte-tenu du format (ça doit faire environ 35*45 cm).

Mais au-delĂ  de cette analyse un peu froide et technique, je crois bien que je suis …

SUPER CONTENTE !!!!!!!!!!!!!!!!

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6 mai 2012


Petite histoire d’une aquarelle qui ne verra pas le jour

Ce titre Ă  l’allure plutĂ´t pessimiste tendance dĂ©primĂ©e cache en rĂ©alitĂ© le sentiment d’avoir fait un petit progrès.

Mais commençons par le commencement : cette photo, ou plutĂ´t cette maison, qui n’a rien de très particulier, si ce n’est qu’elle m’inspirait. Entendez par lĂ  que j’avais envie d’en faire quelque chose sur un papier avec des crayons et des couleurs ^_^

Premier questionnement : quel cadrage, quelle composition choisir ?

Ne sachant trop quoi faire, et sentant qu’il Ă©tait très pĂ©rilleux de me lancer dans la rĂ©alisation finale sans avoir rĂ©pondu Ă  cette question, j’entrepris de faire quelques vignettes afin de tester mes idĂ©es.

N’ayant pas d’idĂ©es, ça a donnĂ© ceci :

Vous remarquerez que j’ai adroitement supprimĂ© tout ce qui ne me plaisait pas :-D (chaise, poubelle, arbre)
MalgrĂ© ces amputations, je n’Ă©tais pas du tout satisfaite de ce premier essai.

Après quelques jours de cogitation, j’ai trouvĂ© pourquoi je n’Ă©tais pas satisfaite : je ne retrouvais pas, dans la vignette, ce qui me plaisait dans ce bâtiment.

Après encore quelques jours de cogitation (je ne fais pas que ça non plus), j’ai commencĂ© Ă  entrevoir ce qui me plaisait, ce que j’avais envie de mettre en image : la mise en valeur des matĂ©riaux, en l’occurrence le granit et l’ardoise. Dans la vignette, il y avait trop de verdure et le plan large ne me permettrait pas de mettre en avant les dits-matĂ©riaux.

J’essayais donc une deuxième vignette, sur la base de cette prise de conscience :

Exit la verdure (et la chaise, et la poubelle et les arbres), place Ă  la pierre et Ă  l’ardoise.

Le quadrillage m’ayant permis d’adapter le dessin Ă  un format plus grand (36*50 cm), je suis passĂ©e Ă  la mise en couleur, en gardant une idĂ©e assez prĂ©cise de ce que je voulais obtenir.

Quelques heures plus tard …

LĂ , il va falloir cliquer pour profiter des dĂ©tails. Et c’est bien lĂ  que rĂ©side mon insatisfaction : je n’ai pas rĂ©ussi Ă  m’adapter Ă  l’agrandissement. MalgrĂ© mes efforts, j’ai traitĂ© l’image de la mĂŞme façon, ou presque, que la vignette. Il en rĂ©sulte un sentiment de manque de subtilitĂ© et de richesse dans les matĂ©riaux, alors que c’Ă©tait lĂ  que rĂ©sidait l’intention de dĂ©part.

(soupir)

Après quelques jours supplĂ©mentaires de cogitation et de farfouillage dans mes livres d’aquarelle prĂ©fĂ©rĂ©s, j’ai fini par trouver d’oĂą pouvait venir le problème : une simple question de technique.

En effet, j’ai utilisĂ© de gros pinceaux, pour m’adapter au grand format. Or, qui dit gros pinceaux, dit grosse quantitĂ© d’eau et de peinture, qui finit par s’Ă©taler sur une grande zone. Une fois ma grosse tâche de couleur posĂ©e sur le papier, j’ai beau y revenir avec un pinceau plus petit pour ajouter de la couleur plus dense par endroit, l’eau finit par tout diluer, tout Ă©taler, gommant toute tentative d’enrichissement ou de subtilitĂ©.

En outre, je rĂ©alise mes mĂ©langes sur la palette, mais l’eau dĂ©jĂ  prĂ©sente sur le papier finit par rendre toutes les teintes proches absolument similaires. C’est dĂ©sespĂ©rĂ©ment plat et sans grand intĂ©rĂŞt.

Suite Ă  cette prise de conscience matinale, j’ai entrepris de faire un petit essai pour vĂ©rifier ma thĂ©orie. Ca a donnĂ© ceci :

LĂ  encore, il va falloir cliquer pour mieux voir et comprendre.

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai travaillĂ© Ă  la mĂŞme Ă©chelle que l’aqua prĂ©cĂ©dente, et surtout avec les mĂŞmes couleurs. Mais avec un pinceau plus petit. J’ai travaillĂ© petite zone par petite zone, en prenant soin de ne pas Ă©taler trop de liquide Ă  la fois, en optant pour des couleurs pures et en laissant se mixer entre elles sur le papier et non dans la palette. Je trouve le rĂ©sultat beaucoup plus attrayant, plus riche, plus intĂ©ressant, plus lumineux aussi et reflĂ©tant mieux ce que j’avais en tĂŞte.

J’ai peut-ĂŞtre un peu forcĂ© le trait car j’ai « improvisĂ© » pour le test, mais je pense que ma thĂ©orie est vĂ©rifiĂ©e : petit pinceau ne veut pas forcĂ©ment dire surcharge de dĂ©tail, petit pinceau permet de profiter pleinement des caractĂ©ristiques de l’eau et des pigments, ce qui est quand mĂŞme le minimum quand on prĂ©tend utiliser l’aquarelle comme mĂ©dium ^_^

Je ne souhaite pas refaire l’aquarelle dĂ©finitive avec cette nouvelle technique, le sujet a perdu de sa fraicheur Ă  mes yeux. Mais attendez-vous Ă  du nouveau dans les prochaines aquarelles \o/

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21 avril 2012


Il s’en est fallu de peu …

… qu’il s’Ă©coule une annĂ©e entière entre mes deux derniers articles !

Alors, vite, vite, vite, je vous montre mes travaux les plus récents.

Commençons d’abord par ma première expĂ©rience de dessin de modèle vivant, Ă  la Grande Chaumière. On parle souvent de cette « discipline », qui fascine, terrorise, fait couler beaucoup d’encre, est censĂ©e tout vous apprendre si vous la maitrisez, etc …
J’avoue que je n’ai pas ressenti de difficultĂ©s particulières. Attention, je n’ai pas dit que c’Ă©tait facile … mais simplement que j’ai ressenti les mĂŞmes difficultĂ©s que d’habitude, lorsque le modèle apparait sur un Ă©cran ou un bouquin.
La seule vraie difficultĂ©, c’est de rester debout pendant 4h ^_^.

Si je tente un commentaire objectif, je dirais, sans surprise, que manquant de pratique du dessin anatomique, je n’ai pas une grande aisance Ă  restituer correctement les proportions. Mais je sais qu’il suffit de pratiquer plus pour que ça vienne. Ce n’est pas un problème, juste une volontĂ© de s’y mettre ou pas.

Non, MA vraie difficultĂ© reste de dĂ©terminer ce qui me plait dans ce que je vois. Ce n’est pas un problème de technique, d’outils, de capacitĂ© manuelle ou d’observation, c’est bien une capacitĂ© Ă  prendre conscience de ce qui m’attire, me plait et que j’ai envie de montrer, de partager. Tant que je n’ai pas cette conscience-lĂ , je dessine en aveugle.

Ci-dessous les dessins que je juge les moins mauvais, mais qui me laissent le sentiment de n’avoir pas rĂ©ussi Ă  montrer quelque chose que j’aurais vu. Après tout, peut-ĂŞtre que je n’ai rien vu ce jour-lĂ .
(pour les petits curieux, ces dessins couvrent des poses qui varient entre 5 et 30 mn)

Et voici le retour de la couleur ! On l’applaudit bien fort \o/

LĂ  encore, gros travail pour tenter de dĂ©terminer « ce que j’y vois ».

On commence par une rue de Dinan.

Et on continue par le château dit de la Reine Blanche, situĂ© au bord des Ă©tangs de Commelles dans l’Oise.
Pas facile de restituer cette aquarelle Ă  l’Ă©cran, car le format est assez grand.

La suite, dans moins d’un an j’espère :-D

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